Aller au contenu
Une maison dessinée en coupe, du toit à la cave : le grenier et sa chambre, la cuisine, la cave voûtée ; une guêpe près du toit, une souris à la cave

Quelle est cette petite bête ?

Punaises de lit, guêpes, cafards, mites, souris : mettre un nom sur la bête trouvée chez vous, savoir si elle est dangereuse, et la faire partir par des méthodes qui marchent, sans danger. La visite commence sous le toit et finit à la cave.

Identifier une bête Visiter la maison

Un frelon asiatique, sombre aux pattes jaunes, posé sur une poutre sous les tuiles ; au fond, un grand nid de papier dans un arbre

Sous le toitGuêpes et frelons

Le frelon aux pattes jaunes est arrivé en 2004

Le frelon asiatique a été vu pour la première fois en France en 2004, dans le Lot-et-Garonne. On le reconnaît à son corps sombre, à une seule large bande orangée au bout de l’abdomen et au bout de ses pattes, jaune vif.

Au printemps, la reine construit un petit nid dans un abri, parfois sous un toit. L’été, la colonie déménage souvent très haut dans un arbre. Un nid ne se détruit jamais soi-même.

Guêpes et frelons
Une punaise de lit brun-rouge, plate et ovale, sur la couture d’un matelas blanc, à côté d’un pépin de pomme de la même taille

Dans la chambrePunaises de lit

La taille d’un pépin de pomme, et des mois de patience

Une punaise de lit adulte mesure 5 à 7 millimètres : plate, ovale, brun-rouge. Elle ne vole pas, ne saute pas, et peut attendre plusieurs mois sans repas, cachée dans une couture de matelas ou derrière une tête de lit.

La chaleur et le froid la tuent à tous les stades : linge lavé à 60 °C, objets laissés trois jours au congélateur. Encore faut-il être sûr que ce sont elles.

Punaises de lit ou pas ? Le diagnostic Punaises de lit
Une blatte germanique brun clair, avec deux bandes sombres derrière la tête et de longues antennes, sur un carrelage blanc près de miettes de pain

Dans la cuisine, la nuitCafards et fourmis

Deux bandes sombres derrière la tête

La blatte qu’on surprend en allumant la lumière de la cuisine est presque toujours la blatte germanique : brun clair, 1 à 1,6 centimètre, deux bandes sombres sur le bouclier qui couvre son thorax. Elle cherche la chaleur et l’humidité, derrière le frigo ou sous l’évier.

Les fourmis, elles, arrivent en file : chaque ouvrière suit la piste odorante laissée par une éclaireuse. Effacer la piste et trouver l’entrée vaut mieux que tout insecticide.

Cafards et fourmis
Une loupe posée sur un plancher clair, à côté d’un poisson d’argent gris argenté, sans ailes, avec trois longues soies au bout du corps

Sur le mur du salonReconnaître

Une petite bête grise file sous la plinthe

Allongée, argentée, sans ailes, trois longues soies au bout du corps : c’est un poisson d’argent. Il est inoffensif et dit souvent une chose : l’air de la pièce est humide.

La plupart des bêtes qu’on croise chez soi se reconnaissent à quatre indices : l’endroit, la taille, la forme, la couleur. Commencez par la pièce.

Où l’avez-vous vue ?

Affiner : taille, forme, couleur

Reconnaître une petite bête
Une petite pyrale de la farine, aux ailes grises et cuivrées, posée sur le couvercle d’un bocal de farine dans un placard

Au fond du placardMites et placards

Ce n’est pas le papillon qui mange votre pull

Les petits papillons qui volettent dans la cuisine ou la penderie ne mangent rien. Ce sont leurs chenilles, à peine visibles, qui creusent la farine, le riz, les fruits secs, ou la laine d’un pull rangé depuis l’hiver.

Trouver le paquet ou le vêtement d’où tout part compte plus que piéger les papillons.

Mites et placards
Une souris grise, aux grandes oreilles rondes et à la longue queue fine, sort d’un interstice au pied d’un mur de pierre ; quelques crottes de la taille d’un grain de riz sur le sol

À la caveSouris et rats

Un trou à peine plus large qu’un crayon suffit

Une souris passe par une ouverture à peine plus large qu’un crayon. On la remarque d’abord à ses crottes, noires, de la taille d’un grain de riz, le long des murs et dans les placards ; celles d’un rat sont bien plus grosses.

Boucher les passages avant de poser des pièges : sans cela, d’autres souris prennent la place.

Souris et rats

Questions fréquentes

Comment savoir quelle petite bête est chez moi ?

Quatre indices suffisent le plus souvent : sa forme (six pattes, huit pattes, des ailes, un ver), sa taille comparée à un objet connu, sa couleur et l’endroit où vous l’avez vue. L’outil « Quelle est cette petite bête ? » du site les combine et montre chaque bête à sa taille réelle.

Les petites bêtes de la maison sont-elles dangereuses ?

La plupart ne le sont pas : poissons d’argent, cloportes, pholques ou perce-oreilles ne piquent pas et n’abîment rien de grave. Les guêpes et les frelons peuvent piquer, les punaises de lit piquent la nuit sans transmettre de maladie connue, les souris et les blattes souillent les aliments.

Une maison propre peut-elle avoir des punaises de lit ou des cafards ?

Oui. Les punaises de lit voyagent dans les valises, les vêtements et les meubles d’occasion, quel que soit l’état du logement. Les blattes cherchent surtout la chaleur, l’humidité et des cachettes ; la propreté aide à les faire partir, elle ne suffit pas à les empêcher d’arriver.

Quand faut-il appeler un professionnel ?

Pour un nid de guêpes ou de frelons, toujours. Pour des punaises de lit, quand les signes sont nets ou que les mesures prises à la maison n’ont pas suffi. Pour des blattes, des rats ou des insectes du bois, quand ils reviennent malgré les gestes de base.

Une fenêtre ouverte sur un jardin au soleil du matin ; un pholque, araignée aux très longues pattes fines, pend à son fil dans l’angle du mur

Le lendemain

Au matin, l’araignée est toujours là

Le pholque, cette araignée aux pattes immenses qui pend au coin de la fenêtre, ne pique pas et chasse les autres araignées. Toutes les petites bêtes de la maison ne sont pas à chasser.

Pour les autres, tout commence par un nom. Quelques questions suffisent souvent.

Quelle est cette petite bête ? Punaises de lit